segunda-feira, 14 de setembro de 2015

Trois ponts sur la rivière.

01/06/2005 à 02h25

CINECINEMA AUTEUR, 1O H 45.

SKORECKI Louis

Deux garçons plus très jeunes. Serge est mort, Louis est vivant. C'est Louis qui parle le premier.

­ Tu sais qui parle le mieux de Biette ?

­ Pas moi. J'ai du mal à parler des amis.

­ Depuis longtemps ?

­ Depuis toujours.

­ Ça tient à quoi ?

­ A moi.

­ Toi ? Mais tu adores le commerce avec les amis.

­ Parler des amis et avec eux, ce n'est pas pareil.

­ C'est vrai. J'avais oublié.

­ Tu m'énerves. Parle-moi de Biette. Il paraît qu'il est mort.

­ Tu ne savais pas ?

­ Non, je ne savais pas.

­ Tu ne l'as pas vu là-haut.

­ C'est grand là-haut, tu sais.

­ A ce point ?

­ A ce point. Ce Biette-là, c'est lequel ? Je ne m'en rappelle pas.

­ Normal. Tu étais mort.

­ Il en a fait beaucoup, des films, après ?

­ Après ta mort ? Laisse-moi réfléchir. Tu es mort en 1992, c'est ça ?

­ Oui.

­ Je crois qu'il en a fait deux. Non, trois. Il y a aussi le dernier, Saltimbank.

­ Ça fait beaucoup.

­ Pour Biette, oui. Pour Pierre Léon, ça ferait peu.

­ Pierre Léon ? Notre Pierre Léon ?

­ Oui. Il tourne plus vite que son ombre.

­ Je suis sûr que c'est bien.

­ Oui. C'est très peu biettien.

­ J'aurais cru le contraire.

­ Tu vois, on peut se tromper. C'est très léger. Très original.

­ Sentimental ?

­ Non. Original.

­ Et Trois ponts sur la rivière ?

­ C'est le meilleur Biette.

­ Pourquoi ?

­ Il y a le fils Amalric.

­ Et alors ?

­ Il m'a fait pleurer.

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