segunda-feira, 14 de setembro de 2015

Un chant d'amour

21 FÉVRIER 2007 À 06:13

LOUIS SKORECKI

Le film est court. Ce n'est pas une raison pour ne pas en parler. Même quand il a viré culte ? Oui. Même quand il passe sur Arte, c'est-à-dire sur des corps un peu sales ? Oui. Même maintenant ? Oui. Pourquoi, monsieur ? On a toujours parlé (ici en tout cas) des grands films pédés. Monsieur ? Oui, Rémy. Je peux vous demander si vous êtes pédé ? Ça ne te regarde pas. Vous parlez des pédés d'une drôle de manière. Ah oui ? Oui, monsieur. Tu es pédé, toi, Rémy ? Oui, monsieur, on est pédé de père en fils chez moi. Tu es pédé depuis quel âge ? Je ne sais plus, je devais avoir 7 ou 8 ans. Si tôt ? Ne m'en dis pas plus, Rémy, je vais avoir des ennuis.

Je veux vous dire comment j'ai rencontré Un chant d'amour. Il était dans une coopérative de cinéma underground, je veux dire qu'on ne pouvait le voir que là, grâce à Marcel Mazé, je crois. C'est qui Marcel Mazé, monsieur ? Je n'ai pas assez de place pour te dire ça, Rémy. J'avais fait un film expérimental d'après Sade, Eugénie de Franval, c'était au milieu des années 70, et cette coopérative underground le montrait dans des caves. Des caves, monsieur ? Oui, il y avait des lettristes, des cinéastes sans caméra qui utilisaient des bouts de film trouvés dans les poubelles.

Et Un chant d'amour ? Un beau film, mes enfants, un beau film.

SKORECKI Louis

ARTE, 0 h 35.

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