quarta-feira, 2 de setembro de 2015

Un roi et quatre reines

Par Louis SKORECKI

CINECINéMA CLASSIC, 20 h 45

Ne pas oublier que Walsh préférait les chevaux aux hommes. Il disait préférer monter que faire des films. Il disait faire des films pour s'acheter des chevaux. Il disait ça. Aimer les chevaux n'exclut pas d'être coquet. Coquet et menteur. Walsh regarde Clark Gable dans Un roi et quatre reines (1956), et c'est la preuve du contraire. Du contraire ? Vous avez déjà oublié, monsieur ? Vous disiez que Walsh faisait des films pour s'acheter des chevaux. Ah oui, je me souviens... C'est la preuve du contraire. Regarde Clark Gable dans ce film mineur de Walsh, regarde le bien. Tu l'as vu petit, tu l'as vu ?

Oui monsieur, je l'ai vu. Et tu ne remarques rien ? C'est le héros d'Autant en emporte le vent, non ? C'est ça. Quoi d'autre ? Il y a quatre belles filles autour de lui. C'est lui qui tourne autour d'elles, non ? Oui, maintenant que vous le dites, ça me crève les yeux. C'est un séducteur ? Oui. Tu vois ça comment ? A ses yeux. Ses yeux ? Il ne les a pas dans sa poche, comme on dit. C'est le moins qu'on puisse dire, petit. Il leur fait quoi, à ces filles ? Il leur plaît. Tu vois ça comment ? Elles gigotent. Et encore ? Leurs quatre paires d'yeux brillent. Bien vu. Et lui ? Lui quoi ? Il les regarde comment, ces quatre filles ? Avec envie. C'est quoi l'envie ? Elles lui plaisent. C'est du désir ? Je crois. Comment tu crois ? Je ne sais pas ce que c'est, le désir monsieur.

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