quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Vertiges du passé pour Bette Davis en star déchue : ""The Star"" de Stuart Heisler.

16/12/1994 à 23h34

SKORECKI Louis

Ciné Cinéfil, 17h20, film

Stuart Heisler est l'un de ces illustres inconnus hollywoodiens qui, par sa modestie et son savoir-faire, sut hisser certains de ses films au rang de chefs-d'oeuvre. En général, il réussit mieux dans le western ou le film d'action. Une manière comme une autre de prévenir que The Star ne laissera pas un souvenir impérissable.

Réalisé en 1953, The Star vaut surtout pour l'interprétation. C'est en effet Bette Davis qui tient le rôle principal, celui de Margaret Elliot, une actrice qui ne réussit plus à trouver du travail au cinéma. Quand le film commence, on met ses objets favoris aux enchères pour payer les créanciers. Elle rôde en lunettes noires et croise son agent qui vient justement d'acheter un chandelier pour sa femme. Elle l'engueule car il ne lui trouve pas de rôles.

On voit vite que Margaret Elliot vit dans son passé glorieux, refusant ses derniers échecs et surtout n'acceptant pas de vieillir. Autour d'elle, tout s'écroule: elle ne réussit même plus à payer son loyer et sa fille, Gretchen (Natalie Wood), qu'elle a eue d'un premier mariage lui échappe.

Elle se saoûle, parle à son Oscar, conduit à toute vitesse sa voiture près des villas des stars les plus célèbres. Arrêtée en état d'ivresse, elle ne doit sa liberté qu'à Jim Johannson (Sterling Hayden), un ancien plombier qu'elle avait fait engager comme acteur. C'est lui qui va peu à peu, par sa compréhension et son amour, l'amener à comprendre qu'elle fait fausse route.

On lui demande de faire un test pour un rôle. Se croyant toujours une jeune première, elle minaude et comprend, en voyant le bout d'essai, qu'elle a été mauvaise. Désormais, seule sa nouvelle vie avec le solide Jim Johannson saura la préserver des vertiges et des mirages du passé.

Louis SKORECKI

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