quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Bouvard et Pécuchet. Ciné Cinémas, 15h25, téléfilm. L'Aigle des mers. F3, 0h05, film. Dingue de toi. RTL9, 19h30, série. Le Cabot. Canal +, 2h45, court-métrage.

Par Anne BOULAY , Isabelle POTEL et Louis SKORECKI — 8 mars 1997 à 23:37

Bouvard et Pécuchet

Ciné Cinémas, 15h25, téléfilm. Deuxième et dernière partie de l'adaptation tout ce qu'il y a de chouette des aventures des deux Forrest Gump flaubertiens par Jean-Daniel Verhaeghe. Lequel, en 1989, avait eu ce coup de génie consistant à distribuer dans le duo du rôle-titre le regretté Jean Carmet et le gouleyant Jean-Pierre Marielle, qui incarnent à la perfection deux nigauds dont l'obstination à vouloir dominer les mystères de la vie navigue entre l'exaspérant et le touchant. Ultime vertu de cet incunable, il donne envie de relire Flaubert, preuve qu'un bonheur ne vient jamais seul (et que par ailleurs, le printemps arrive).

L'Aigle des mers

F3, 0h05, film. L'un des meilleurs films de Michael Curtiz, l'un des cinéastes les plus prolifiques d'Hollywood avec plus de cent films à son actif, l'Aigle des mers (1940) correspond à cet âge d'or où le cinéma avait encore la naïveté de vouloir raconter des histoires comme dans les gros romans épiques. En corsaire britannique tenant tête à l'Invincible Armada, le rebelle Eroll Flynn, figure fétiche du cinéma de Curtiz (Capitaine Blood, Robin des Bois...) est au sommet de sa fougue, sur les starting-blocks dès l'époustouflante scène d'abordage qui ouvre le récit. Celui-ci s'étale sur toute une vie, manière d'oser le passage du temps qui se fait rare aujourd'hui. Bien obligé de constater qu'Indiana Jones à côté ressemble à du Coca light.

Dingue de toi

RTL9, 19h30, série. On ne compte plus les séries américaines en voie de «cultisation» locale qui (re)débarquent (ici sur le câble) et qu'on juge désormais à l'aune de Friends, Seinfeld ou de l'indépassable Absolutely Fabulous. Mad about you (Dingue de toi), sur RTL9 (déjà diffusé sur F2), obéit au même principe du soap carburant à l'esprit mitraillette, avec une recherche assez vertigineuse dans la construction et l'enchaînement des gags et situations censés nous croquer dans tous nos gimmicks comportementalistes. Ici, la tendance est nettement plouc puisqu'il s'agit de la vie de couple hétéro dans tous ses micro-minuscules ébats et états, c'est-à-dire comment survivre à coups de vannes au néant du quotidien urbain et petit-bourgeois. Métaphysique en quelque sorte. La conso, l'ennui, la baise, la bouffe, la culture, la grasse-mat', les potes, la famille, l'amour, tout y passe, avec une énergie démultiplicatrice assez convaincante. La série, qui renvoit par ailleurs un amusant reflet caricatural des scènes de couple de Woody Allen, valut à Helen Hunt et Paul Reiser (acteur et coscénariste) d'être recouverts de Grammy Awards.

Le Cabot

Canal +, 2h45, court-métrage. Luc Moullet, cinéaste on ne peut plus indépendant à qui l'on doit, entre autres, l'inoubliable Anatomie d'un rapport, réalisa en 1972 ce Cabot cruel qui fut interdit pendant vingt ans pour cause de sujet trop affreux... Inédit à la télé, le voilà qui ressurgit au plus profond de la nuit de dimanche à lundi. Prétexte du film: un assistant réalisateur doit trouver un chien mort pour un tournage. Il ne réussit qu'à dénicher un bâtard abandonné. L'histoire: comment en finir avec ce chien? Pour éviter tout suspense ou malentendu, on se contentera de dire que le cabot finit, heureusement, par être assassiné.

Anne BOULAY , Isabelle POTEL , Louis SKORECKI

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