quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Des hommes sont nés. Ciné Cinéfil, 22 h 25.

Par Louis SKORECKI — 17 décembre 1996 à 02:57

Né en 1899 à Chicago, Norman Taurog débute au cinéma dans des rôles d'enfants dans les studios de Thomas Ince. Il est ensuite gagman de Mack Sennett et Larry Semon à la Vitagraph à partir de 1919. Il débute logiquement à la mise en scène avec de nombreux court métrages burlesques avant de signer The Farman's Daughter en 1928. Pendant quarante ans, il réalisera une bonne cinquantaine de films avant de décéder en 1981.

En 1931, Taurog remporte l'Oscar pour Skippy, un film oublié avec Jackie Cooper. Il est connu pour quelques films loufoques comme Brelan d'as avec les Ritz Brothers et le superbe sketch de Si j'avais un million joué par WC Fields. Il laisse aussi quelques excellentes comédies musicales parmi lesquelles Words and Music, avec une belle chorégraphie de Gene Kelly et Bob Alton, et Girl Crazy avec Judy Garland.

Après 1949, la carrière de Taurog s'essouffle. On retiendra qu'il fut l'homme à tout faire de Dean Martin et Jerry Lewis (signalons quand même Living it Up de 1954 qui est assez drôle) avant d'être celui d'Elvis Presley avec lequel il tournera cinq mauvais films.

C'est avec Boys'Town que Spencer Tracy décroche en 1938 son premier Oscar. Ce film grandiloquent et saint sulpicien, qui raconte comment un prêtre construit une ville dirigée par des enfants, remporta un triomphe auquel la MGM ne s'attendait pas. Spencer Tracy joue le père Flannagan, un homme généreux et entêté qui décide d'édifier un village pour délinquants abandonnés au Nebraska. On suit particulièrement son combat pour réformer Whitey Marsh, une petite brute qu'il sort des bas fonds et que Mickey Rooney interprète avec une belle fureur.

A travers les aventures d'un petit garçon qui est la mascotte de la ville, d'un jeune coiffeur juif, d'un handicapé qui veut être maire, on assiste à la victoire inéluctable du père Flannagan. Whitey se battra héroïquement contre une bande de gangsters et tout finira dans les larmes et les hymnes religieux.

Louis SKORECKI

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