quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

La Zizanie. F3, 20h50, film. 8e District. TF1, 20.45, téléfilm. Maroc, corps et âmes. Planète, 18h55, docu. Le Parfum de ma mère. France Culture, 22h40, Nuits magnétiques.

Par Anne BOULAY , Clarisse CHASSIGNEUX , Isabelle POTEL et Louis SKORECKI — 23 janvier 1997 à 15:35

La Zizanie

F3, 20h50, film. En commençant à regarder cette Zizanie de Zidi, dites-vous que Valère Novarina considère Louis de Funès comme le plus grand acteur du siècle. ça vous aidera à tenir. Car à part le morceau de bravoure du chef de PME Funès confronté à des clients japonais, le scénario est bâclé, le film indigent. 8e District TF1, 20.45, téléfilm. Vendu dès le générique (dont la musique a été clairement photocopiée sur celui d'Urgences) comme «l'envers du décor de la vie des flics» (concept légèrement inspiré de New York Police Blues?), cette nouvelle fiction de commissariat charge à peine le background affectif des poulets en question: le jeune inspecteur (Anthony Delon) psychologise à mort sur le fils psychotique du brave braqueur qu'il vient de buter par erreur, l'inspecteur mûr (Jean-François Stévenin) se tape sa jeune collègue, vu que sa femme est dépressive suite à la mort en bas âge de leur premier enfant, etc. Inutile de dire que question bons sentiments, la coupe est archi pleine. La différence avec le regretté Pause Café, c'est que ces tourments d'assistante sociale sont filmés à la dernière mode des séries américaines speed: avec une caméra mobile jusqu'au mal de mer. Maroc, corps et âmes Planète, 18h55, docu. Si l'on ne connaît rien à la musique marocaine, la série de onze documentaires d'Izza Genini est une excellente introduction. On retiendra particulièrement l'épisode numéro 5, consacré à la confrérie des musiciens gnaoua, ces guérisseurs venus d'Afrique noire comme esclaves et aujourd'hui parfaitement intégrés au monde musulman du Maghreb. Connus pour faire fuir les démons (les djinns) des maisons, ces chanteurs inspirés font allègrement entrer en transe celui ou celle qui n'y prend pas garde. Accompagnés d'une contrebasse rustique et des castagnettes de métal, ils chantent en bambara (des paroles dont ils ont oublié le sens mais qu'ils se transmettent de père en fils) et en arabe. Les touristes qui n'ont eu l'occasion de les entendre que sur la place Djema El Fna à Marrakech (ou au Cub Med du coin) trouveront ici un complément utile à leurs impressions premières. Mal ficelé, ce film est sauvé par un montage nerveux. Manque la pureté rauque et blues des solos gnaoua qu'on retrouvera, curieusement intacts, dans l'épisode (le Malhoune) diffusé la semaine prochaine.

Le Parfum de ma mère

France Culture, 22h40, Nuits magnétiques. Shalimar, eau de Cologne..., nostalgie toute pour cette émission des Nuits magnétiques. Evocation du parfum de maman, quand on ignorait encore qu'il sortait d'un flacon et qu'elle pouvait, première trahison, en changer. Des odeurs de javel, de cannelle, de propre et de cuisine, de sueur. Chaque témoignage sur les fragrances de l'enfance a ses particularités mais il se dégage une unité, comme si la nostalgie qu'on peut avoir de ces senteurs lointaines n'était pas en adéquation avec le bonheur vécu ou non dans l'enfance. Au milieu de la douce torpeur des souvenirs des autres, des extraits de pubs pour des marques célèbres, irruption agressive et réaliste dans cette bouchée de madeleine.

Anne BOULAY , Clarisse CHASSIGNEUX , Isabelle POTEL , Louis SKORECKI

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