quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Qui était donc cette dame? Ciné Cinéfil, 8h30.

Par Louis SKORECKI — 13 décembre 1996 à 03:09

Ancien acteur et réalisateur de seconde équipe, George Sidney n'a cessé de tourner, entre 1941 et 1968, des oeuvres sans prétention dont on se plaît à reconnaître l'élégance. Né en 1916, il se fait connaître avec deux comédies musicales, le Bal des sirènes en 1944, et Escale à Hollywood en 1945 avec Gene Kelly. Il y danse en virtuose aux côtés de Tom et Jerry, dans une confrontation avec le dessin animé.

En 1957, Sidney retrouvera la comédie musicale avec Pal Joey où il dirige Frank Sinatra dans ses hésitations chorégraphi-ques entre une rousse (Rita Hayworth) et une blonde (Kim Novak). Si on connaît moins ses mélodrames (Tu seras un homme, mon fils en 1956 et Un seul amour en 1957), personne n'a oublié la verve picaresque de ses deux chefs-d'oeuvre de cape et d'épée, les Trois Mousquetaires (1948) avec Gene Kelly en d'Artagnan, et Scaramouche (1952) dont le duel final reste inégalé.

Qui était donc cette dame? est un film tardif (1959) et mineur de George Sidney, une comédie sans prétention taillée sur mesure pour ses interprètes. Tony Curtis et Janet Leigh étaient mariés à l'époque et passaient pour le couple modèle de Hollywood. Ils interprètent un ménage sans problèmes et Dean Martin joue encore une fois son rôle d'ivrogne et de séducteur. Le prégénérique assez virtuose montre un homme et une femme qui s'embrassent lascivement. On ne voit pas leurs visages. Quand une seconde femme, Janet Leigh, pénètre dans le champ, on découvre que c'était Tony Curtis qui embrassait une de ses étudiantes. A partir de cette situation (une femme veut divorcer de son mari qu'elle croit infidèle), le film devient vite délirant.

Pour sauver son ami, Dean Martin le fait passer pour un agent du FBI. On suit alors le trio dans ses démêlés avec les vrais agents de Washington. Derrière cette comédie d'espionnage, Sidney privilégie la naïveté d'une épouse étourdie et des audaces sentimentales et sexuelles à base d'ellipses et de sous-entendus plus grivois les uns que les autres.

Louis SKORECKI

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