quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

The Curse of the Fly. Ciné Cinéfil, 20h30.

Par Louis SKORECKI — 15 novembre 1996 à 01:31

Don Sharp est un cinéaste anglais d'origine australienne né en 1922 qui a réalisé plusieurs bons films centrés sur l'étrange et le bizarre. On se souvient de son art achevé du cinéma fantastique, notemment dans la séquence finale de The Kiss of the Vampire en 1962. On y voit une bande de chauves-souris attaquer férocement des vampires. Sharp a aussi adapté plusieurs fois Sax Rohmer, d'abord avec le personnage de Fu Manchu joué par Christopher Lee, puis avec Sumruru en 1966. Il est également l'auteur, en 1963, d'une très belle histoire de pirates, The Devil Ship Pirates.

En 1964, Don Harp signe ce film inédit en Cinémascope, Curse of the Fly. Sa filiation avec The Fly (la Mouche noire) est difficile à établir. Dans The Fly, une histoire magnifique en couleurs éclatantes, Kurt Neumann racontait comment un savant qui s'essaye à la téléportation, le voyage dans l'espace qui décompose les molécules et les recompose, voit son expérience capoter. Une mouche s'est introduite dans l'appareil et, à l'arrivée, on trouve un homme à tête hideuse de mouche et une mouche à tête d'homme qui prend la fuite. Impossible de les réunir, l'homme à tête de mouche mourra dans des circonstances affreuses. Il y aura une première suite très réussie et un deuxième remake réalisé par David Cronenberg en 1986 où l'effroi était aussi au rendez-vous.

Curse of the Fly est en 1964 très différent des autres films de la série. Brian Donlevy joue bien le petit-fils de l'inventeur initial, mais il n'y a pas de mouche ici. Juste des monstres qu'on voit à peine, résultats des expériences ratées du savant. Dans une histoire très compliquée, Don Sharp fait se rencontrer Patricia (Carole Gray), une malade échappée d'un hôpital psychiatrique, et Martin Delambre (George Baker), le fils du savant joué par Brian Donlevy. On assiste bien au voyage dans l'espace grâce à des machines futuristes, mais l'idée, ici, est que des accidents se sont produits qui ont rendu difformes quatre personnes.

Louis SKORECKI

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