quarta-feira, 2 de dezembro de 2015

Une fine mouche. Ciné Cinéfil, 20 h 30.

Par Louis SKORECKI — 19 décembre 1996 à 02:48

Jack Conway est un solide artisan hollywoodien, connu pour la rapidité de ses tournages et le respect de ses budgets. Avant d'être l'homme à tout faire de la MGM entre 1925 et 1948, il apprend son métier comme acteur de théâtre puis comme comédien de cinéma. Né en 1887, il a la chance d'être remarqué par DW Griffith qui le pousse à écrire des scénarios. Après ce remarquable apprentissage, il tourne son premier film, The Old Armchair, en 1913. Une quarantaine suivront jusqu'en 1948.

Ce sont ses succès avec Gloria Swanson qui amènent la MGM à engager Conway. Son style énergique le pousse au film d'action comme Viva Villa (1934) qu'il tourne avec Hawks, Too Hot to Handle (1938) ou encore Honky Tonk (1941). Il s'essaye aussi au mélo avec succès dans Lady of the Tropics (1939) et Crossroads (1942). Excellent directeur d'acteurs, il laisse quelques comédies malheureusement oubliées comme Red Headed Woman (1932) où brille Jean Harlow qu'il retrouvera quatre ans plus tard dans Une fine mouche. Les spécialistes s'accordent pour penser que le meilleur film de Conway est en 1935 son adaptation de Dickens, A Tale of Two Cities.

En 1936, Coway signe Une fine mouche (Libeled Lady), une comédie sentimentale rapide et musclée avec quatre stars de la MGM, Jean Harlow, William Powell, Mirna Loy et Spencer Tracy. Tracy joue Haggerty, le rédacteur en chef d'un journal qui ne trouve jamais le temps de se marier avec sa fiancée superbe, Gladys (Jean Harlow). Mirna loy est Connie Allenbury, une riche héritière, qui décide de poursuivre en justice le journal d'Haggerty qui l'a accusée injustement d'être une «voleuse de maris». William Powell est Bill Chandler, l'homme que le journal a convaincu de séduire Connie pour annuler le procès.

Avant de se terminer en happy end hystérique, cette comédie met en scène une superbe partie de pêche entre William Powell et Mirna Loy. Cette pêche à la truite est un hymne irrésistible à l'amour fou.

Louis SKORECKI

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