domingo, 25 de janeiro de 2009

Dois críticos de cinema

Dos grandes, dos últimos.

Après la réalisation, tout devient différent. Avoir un rapport concret avec la matière du film, passer de la théorie à l’établi, donne une humilité que l’on a bien rarement avant. Les textes les plus proches de moi (...) ce sont les textes écrit à partir du jour où j’ai fait des films.

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Godard est souvent considéré comme un grand analyste de la réalité, mais j'ai personnellement toujours estimé qu'il était au contraire un analyste médiocre de la réalité. Sur ce terrain, c'est plutôt un bourgeois. Mais il y a, en revanche, un recul poétique par rapport à de la réalité qui est réellement intéressant chez Godard. Ce qui est souligné et dit explicitement dans Le Mépris, avec la phrase d'André Bazin : "le cinéma substitue à notre regard une réalité qui s'accorde à nos désirs". Les films de Godard, c'est ça. J'aime moins ceux des dernières années, car j'ai le sentiment que Godard s'est laissé enfermer dans une posture de cinéaste un peu fabriquée. Pour moi, l'image la plus juste, la plus parlante de lui, c'est celle qu'il donne dans Prénom Carmen, où il a l'air d'être complètement coupé du monde réel parce que personne ne lui dit la vérité, et où il cherche désespérément un contact avec une réalité plus critique vis-à-vis de lui-même. Godard n'est pas un cinéaste qui a le génie de la mise en scène, au sens où Hitchcock l'avait, et il n'est pas bon directeur d'acteurs. Mais c'est un cinéaste qui a le sens de la globalisation du film, la maîtrise de la synthèse de tous les éléments qui entrent dans la composition d'un film, de la lumière au montage, en passant par la musique. Godard sait comment cette synthèse peut donner une certaine grâce.

3 comentários:

Anônimo disse...

Prefiero a los dos, de todos modos, como directores. Guiguet se murió demasiado pronto, con pocas obras en su haber, para que algún día llegue a ser apreciado en su valor.
Miguel Marías

bruno andrade disse...

Mas é justamente como diretores que vejo ambos como críticos inultrapassáveis - mais até que os jovens turcos tornados cineastas, Rivette e Rohmer excetuados.

Anônimo disse...

Por cierto, continúan (atribuyéndosela a Bazin, como Godard) usando la versión deformada por Godard del famoso texto de Mourlet...
Miguel Marías

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