segunda-feira, 9 de fevereiro de 2009

« Alors que le cinéma de Hawks est un manifeste de l'évidence (cf. texte de Rivette) et s'affirme par la justesse (des rapports, du jeu des acteurs, du rythme etc.), le cinéma de Jacques Tourneur est un manifeste de la vérité qui se cache dans le cinéma même. Rien n'y est camouflé: les éléments les plus méprisables (au regard des autres) ou les plus pauvrement conventionnels (à mon avis) y ont leur plein emploi et ont leur mot à dire. Même le vide des conventions ou des censures y parle. Dans les temps morts des films de J.T., c'est la vanité de Hollywood qui s'exprime à nu.

Son cinéma repose sur la croyance en l'invisible, qui commence par s'identifier à l'espace et aux sons off pour attirer jusqu'à lui le langage supposé appartenir au royaume des morts, aux fantômes, à l'au-delà, et que le cinéma est capable de faire dialoguer avec le visible, avec ses limites du cadre et une certaine familiarité psychologique exprimée par les acteurs. Jacques Tourneur a fondé son cinéma sur cet échange qui était pour lui chose naturelle, et auquel sont parvenus à la fin de leur vie Dreyer, Fritz Lang et Mizoguchi
*. »

2 comentários:

Luan Gonsales disse...

De quem é? Biette?

bruno andrade disse...

Sim, num posfácio que escreveu para os Cahiers em 77, a partir das mortes consecutivas de Chaplin, Hawks e Tourneur (por isso a menção a Hawks).

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