quarta-feira, 1 de abril de 2009

« Bellamy » de Claude Chabrol

Si l’homme peut tout nommer de ce qui existe sur terre, si tout ce qui existe sur terre a en commun le langage de l’homme, alors un film peut donner une idée de la « réalité », mais à condition de se constituer monde, c’est-à-dire de faire de la mise en scène, c’est-à-dire de relier toutes choses entre elles. Disons, autrement, que tout film est une tentative d’organisation du monde qui s’en donne les moyens – moyens dont, dans la vie, la « réalité » anarchique nous prive, en bouleversant sans arrêt nos velléités d’appréhender le monde comme un tout, en nous dépossédant interminablement.

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