terça-feira, 22 de fevereiro de 2011

Leurs remarques mettent le réalisme sur son vrai terrain. Le réalisme n'a pas à servir ni à illustrer quelque conception sordide et monotone de la réalité, pas plus d'ailleurs qu'aucune autre conception de la réalité. Son affaire, c'est le naturel, le bon sens (toute histoire, pour être bien racontée, a besoin d'un narrateur naturel et plein de bon sens), et c'est surtout l'invisibilité maximum des moyens mis en oeuvre pour dépeindre, à travers une histoire, la réalité. On dit parfois, sans réfléchir, que le réalisme au cinéma barre la route à l'invention. Rien de plus faux: loin de lui barrer la route, le réalisme sollicite et accueille toute invention susceptible de faire oublier un peu plus la technicité du cinéma, et son inévitable morcellement, au profit de l'histoire, au profit de la réalité et de la continuité de l'histoire. On ne le répétera jamais assez.

Jacques Lourcelles, Allan Dwan, Présence du Cinéma n° 22-23, outono 1966, p. 10

2 comentários:

Christophe disse...

http://www.facebook.com/notes/christophe-fouchet/apologie-dotto-preminger-par-jacques-lourcelles/173843422653717

bruno andrade disse...

Great stuff, Christophe - thanks.

Agradecer também o Marlon pelo trecho na caixa de comentário logo abaixo.

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