terça-feira, 8 de março de 2011

Tous les grands films prétendent nous montrer le point de vue de Dieu, çà, on le savait, je n'invente rien, mais ce que je ne savais pas encore, et qu'Ugetsu Monogatari vient de m'apprendre, c'est qu'ils sont faits pour un spectateur idéal qui soit plus qu'à « l'image de », qui soit Dieu. Cela va dix fois trop vite pour nous, et il faudrait dix visions pour nous trouver de plain-pied avec le film, puisque, hélas, les rushes ont déjà dû aller au pilon. Les effets sont conçus pour frapper l'artiste, ou celui qui se met à sa place, et non pas le spectateur.

Luc Moullet, Les Contes de la lune vague, Cahiers du Cinéma n° 95, maio 1959, p. 27

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