terça-feira, 25 de agosto de 2015

Le Grand Passage (2)

LOUIS SKORECKI 23 MAI 2006 À 21:19

Il y a ici un mélange de sophistiqué et de primitif. J'allais dire un mélange contre-nature, mais ce qui va contre la nature est bon à prendre, même si le saut est petit. Chez Vidor, il est grand. La preuve dans ce film épique, le Grand Passage (1940), où il part les yeux brillants à la recherche des origines de l'Amérique, dans son grand style épique, lyrique, réminiscence des chefs-d'oeuvre de DeMille. C'est le Vidor le plus méconnu, le plus personnel. Vingt ans plus tard, un autre Northwest Passage verra le jour, plus étrange encore que le premier. C'est une série télé, l'une des plus belles de l'histoire de la télévision. Le cinéma hollywoodien en tirera un film à l'existence aléatoire, Mission of Danger, signé Jacques Tourneur et George Waggner (Libération des 12 et 15 mai).

Dans les années 1754-1763, les rangers du major Rogers (Spencer Tracy), cherchent à protéger les immigrés anglais (les premiers Américains) des raids incessants des Indiens alliés aux Français. A mi-chemin de la Captive aux yeux clairs (Hawks)et des Aventures du capitaine Wyatt (Walsh), pourtant situés un siècle plus tard, le Grand passage est mené tambour battant par Spencer Tracy, Walter Brennan, et Robert Young (dans le rôle de Langdon Towne, le grand peintre d'Indiens). Fuller est le seul, dans les Maraudeurs attaquent (1962), à avoir dirigé une saga guerrière aussi sèchement sentimentale.

SKORECKI Louis

TCM, 13 h 50

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