o signo do dragão

segunda-feira, 15 de junho de 2015

domingo, 14 de junho de 2015

quinta-feira, 16 de abril de 2015

terça-feira, 14 de abril de 2015

domingo, 12 de abril de 2015

Low but clear



Vous vous souvenez:
Ballabio!
entre Denges et Denezy,
un soldat rentre au pays,
a marché, a beaucoup marché,
on le félicite à l’arrivée
on lui donne des écus dorés
qu’il se dépêche de partager,
chiens perdus sans collier,
chats rejetés, oiseaux blessés,
et d’autres encore,
venez victimes, disait Fernandel,
mais la partie n’est pas gagnée
Il faut encore remercier

il est très étrange
de donner un prix de cinéma suisse,
puis qu’il n’y a pas de cinéma suisse,
il y a des films suisses,
comme il y a des films bulgares aussi,
des films finlandais, des films
africains,
mais le cinéma, c’était autre chose,
les grecs avaient 4 éléments,
la physique moderne pareil,
les 4 murs de la maison du monde,
la gravité, les forces faibles,
et les les forces fortes,
les forces électro-magnétiques,
4 murs, en occident, pour soutenir encore un peu
le XXIième siècle

Mais pas de toit,
pas de toi et moi,
et des peuples entiers sans
protection de l’imaginaire
alors qu’il y a cent ans
les 4 grandes cinématographies,
la russe, l’allemande,
la française et l’américaine,
assuraient la foi des nations en elles-mêmes

le temps passe
et les USA, à force
de se frotter à Staline,
découvrent qu’à force de quantité,
on peut faire s’en aller la qualité,
alors on dit Hollywood,
et on respire à l’abri
des guerres civiles

pardonnez-moi, mais
il y a encore autre chose
comment un
Conseil fédéral peut
légiférer au nom
d’une Confédération?
oui, sans doute que le monde va mal, n’est-ce pas,
alors je préfère penser que tous ces écus dorés viendront
de l’héritage d’anciens confédérés,
et 4 suffiront là aussi
celui du Jura et d’Humbert-Droz,
celui d’une toute jeune Ève
dont Michel Servet fit circuler le sang, et encore
le sang du major Abraham Davel,
et j’ajoute le pauvre Winkelried,
on dit qu’il faut se faire une raison,
alors je rentre à la maison,
avec «les cendres de Gramsci»,
un poème de Pasolini,
ça parle de l’humble corruption.


sexta-feira, 10 de abril de 2015




Fazia algum tempo que não concordava em nada com o que era escrito nos Cahiers. É por isso que vale a pena fixar a última frase do editorial deste mês: "Nós partimos do princípio de que todo grande filme é experimental e se aventura no inexplorado."

Arquivo do blog