terça-feira, 17 de junho de 2008

Quand l'inspecteur s'emmêle

TCM, 18 h 30.

par Louis SKORECKI

Blake Edwards est un malin. Il aime se venger des scénarios qu'on lui donne en ne les tournant pas, c'est-à-dire en leur substituant une histoire et un ton dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils présentent une extraordinaire originalité, à chaque fois nouvelle, bien que ne changeant pas. Expliquons-nous : l'art de ce cinéaste mal compris (parce que mal situé) est entièrement fait de démesure, laquelle démesure se couvre d'un tissu de conventions qui peut la masquer aux yeux de la plupart ; l'artiste est sans cesse obligé de déguiser son oeuvre pour pouvoir la présenter au public et ce n'est pas la seule raison qui fait qu'Edwards se trouve à mi-chemin d'Hitchcock et de Minnelli, ayant souvent de l'un la cruauté symbolique et abstraite, de l'autre la stylisation excessive, le décor trompeur et mensonger (et aussi la réalité brutale : Days of Wine and Roses a bien des points communs avec la Roulotte du plaisir).

J'ai écrit cette introduction au deuxième épisode de la série des Panthère rose, Quand l'inspecteur s'emmêle, il y a quarante ans, c'était dans les Cahiers du cinéma. J'étais jeune, je signais Noames. Est-ce que je me retrouve dans ces phrases lourdes, dans ces idées tordues ? Disons que ce n'est pas moi. Noames dit aussi qu'Edwards n'accepte de faire un film que quand il est sûr de pouvoir déguiser le propos initial. Pas mal pour un jeune con. Il dit encore que c'est un sujet de farce, et qu'Edwards en a fait un objet de forces vives cherchant à se contrôler les unes les autres, à se dévoiler, à faire la lumière sur chacune d'elles pour mieux rester dans l'ombre, quitte à s'y confondre, à s'y perdre. Quelques paragraphes plus loin, Jean-Louis Noames en vient à la conclusion. Vous voulez savoir ? Vous voulez vraiment ? La panthère n'est plus rose, voici les ballets noirs. Je ne le connais pas, le jeune Noames, mais je l'aime bien. Pas vous ?

Só é real o eterno

Você revê A Idade da Terra na edição Versátil e finalmente se dá conta do que I'm Not There realmente é: uma série de papéis de parede (isso quer dizer paupérrimos, superficiais e sem invenção) que se seguem consecutiva e exaustivamente, deslocados por uma manivela enferrujada e ranhenta cujo manobrista se empenha em admirar num misto de excitação maneirista e puberdade intelectual.

"Mas o que A Idade da Terra de fato é?", perguntarão os inadimplentes de plantão (como se a explicação fosse capaz de alterar o que quer que seja em algo que é questão de epiderme).

E se A Idade da Terra fosse o filme mais rivettiano de todo o cinema brasileiro, o mais próximo que Warhol já chegou de DeMille?

E se de fato fosse o único filme rivettiano em todo o cinema brasileiro?

"Só o real é eterno".
http://films.nonutc.fr/

Enfim um aristocrata do gosto em meio ao pedantismo vulgar e o critiquismo de bazar.

sábado, 14 de junho de 2008

Tá limpo!


"Isso quebra o teu galho?"

PRÉSENTATION DE BLAKE EDWARDS

par Pierre RISSIENT

S'il est une chose qui ne trompe pas c'est le poids d'un homme. Nous ne nommerons pas les cinéastes qui sont aujourd'hui encore défendus et dont la rencontre aurait dû enlever toute illusion à ceux qui s'en faisaient sur leurs films. Il suffit par contre de rencontrer Blake Edwards, et plus que de l'écouter, l'entendre (De même il faut voir les films, non les regarder) pour être certain que lui fait le poids. Lui consacrer un numéro spécial ne nous paraît pas un pari sur l'avenir. Days of Wine and Roses que nous attendons avec impatience suit Strickly for Pleasure et Breakfast at Tiffany's, et sera suivi d'autres films où se dégagera de mieux en mieux l'étonnante force vitale de Blake Edwards.

Car Blake Edwards est avant tout un cinéaste vivant. Il sait découvrir le mouvement qui anime deux êtres l'un vers l'autre. Son expérience personnelle à ce jour est la compréhension de la naissance et de la vie de l'amour. Il sait nous faire voir et percevoir l'amour à la fois à son origine, au moment de la rencontre de deux êtres, et dans son mouvement, sous les formes que lui donnent les conditions de leurs rapports - à tous niveaux. D'où la gravité de l'émotion qui nous saisit devant des scènes comme nous en avons très peu vues, aussi vivantes qu'un organisme. La scène entière est un organisme vivant, à coeur ouvert. On en voit à nu battre le coeur - et à la fois nous sentons et percevons les battements du nôtre - la vie soudain est en nous, et en même temps une connaissance complète nous est donnée de l'élan vital.

S'il est donc un cinéaste qui touche et découvre en nous la vie la plus organique, cette vie qui est la matière et l'expression même de son travail, c'est bien Blake Edwards dont l'attention n'est pas torpide comme celle de la plupart des cinéastes, mais au contraire alerte et active - d'où cette sensation de vie. Elle est l'une des rares qui peuvent être de longue durée, à la fois à l'intérieur d'une scène et sur la totalité d'un film. Blake Edwards ne peut être que l'auteur de films personnels aux contacts vitaux avec lui. La chaleur de certaines scènes prouve enfin que sa sensibilité, loin de l'enfermer en lui-même, est au contraire amicale, réactive à la réalité et aux événements du monde.

Il faut aborder le travail de Blake Edwards avec autant d'honnêteté et d'humilité que lui-même: sans mémoire donc, éveillé, réceptif à la plus grande émotion possible et ouvert à la possibilité d'une connaissance réelle et complète des êtres et des choses. De là sans doute que l'ambition de Blake Edwards est totalement incommunicable, sinon dans son origine et son mouvement, et non dans des thèmes ou un style.

Les témoignages que nous avons réunis sur Blake Edwards convergent tous. Il n'y a aucune raison pour qu'un acteur ou un opérateur connaisse moins bien la réalité du cinéma qu'un cinéphile, critique ou apprenti critique.

Présence du Cinéma continuera cette politique de témoignages et interviews de tout metteur en scène, scénariste, producteur, acteur, opérateur, décorateur, monteur, musicien, qui s'adresse aux forces vives du public. Un film n'est pas fait pour son auteur seul, mais pour son auteur et le public - étant de plus entendu que le contact doit être total entre l'auteur et le public, tous deux appartenant à la même cellule vivante.

Le succès public (ainsi que professionel) de Breakfast at Tiffany's nous paraît un plus sûr garant du talent de Blake Edwards, que le désastre de Vanina Vanini de celui de Rossellini.

sexta-feira, 13 de junho de 2008

Lambert é foda

Sabe das coisas.


quinta-feira, 12 de junho de 2008

Les bas fonds, hoje, às 20:32, na TV5.
A l'Aventure (2008)

A sexually unsatisfied young woman decided to pursue various sexual experiments and scenarios.
Mythologies de Labarthe
« Alguns filmes aborrecem. A câmera fica o tempo todo próxima demais do corpo do ator, sempre em movimento, em flutuação vertiginosa, e a edição é dinâmica para acompanhar a tontura. Isso anula o espaço cênico, fragmenta o corpo do ator tirando a força da atuação. Sem falar no que é feito com o tempo. Sem tempo deixa de ser cinema, passa a ser uma sucessão de fotografias, apenas. »

Algumas idéias, afinal, encontram seus caminhos.

quarta-feira, 11 de junho de 2008

http://durodisco.blogspot.com/

terça-feira, 10 de junho de 2008

« ... Um grande filme, clássico pelo desenvolvimento da intriga, moderno pela seca elegância, eterno pela magistral alternância de tempos fortes e fracos, pela orquestração de elementos que vão desde a excepcional presença de Kirk Douglas até a secura de uma decoração onde não se vê traço de azul (e portanto de tranqüilidade). Cada plano tem uma idéia, mas ele não se impõe como tal, não faz questão de ser percebida como raciocínio, mas como vida. »

segunda-feira, 9 de junho de 2008

Outro vocabulário, outras exigências.
L'évolution de l'héroïne chez Dario Argento : quatre noms pour un seul visage

Daqui.

sábado, 7 de junho de 2008

Gravados

I cento cavalieri
Messalina Venere imperatrice (inglês etc.)
Una donna libera
Le Sang des betes
La Fiamma che non si spegne

Baixados

I cento cavalieri
Messalina Venere imperatrice (em inglês; 2.35:1 não desanamorfizado)
Una donna libera
Messaline (em francês; 1.85:1)
Le Sang des betes (Franju)
La Vendetta di Ercole (cópia DVD francês)
Le Legioni di Cleopatra (em francês)
La Fiamma che non si spegne

Baixando

La signora delle camelie (Cottafavi)
Naples Interdite (Salieri)
Stavros II (Salieri)
Celine (Brisseau) (aos trancos e barrancos)
The Lawless (Losey)
The Adventures of Hajji Baba (Weis)
The Naked and the Dead (Walsh)
Il Boia di Lilla (Cottafavi) (aos trancos...)

sexta-feira, 6 de junho de 2008

A direita, Clyde!

Clint Eastwood manda Spike Lee calar a boca

Agora só falta aparecer alguém para mandar o Desplechin calar a dele.

quinta-feira, 5 de junho de 2008

Entrevistas Carpenter

1

2a e 2b

"Retumbantemente grotesco"


(... e glorioso)
Back.

(desta vez, menos nhênhênhê e mais pau-na-mesa)

terça-feira, 3 de junho de 2008

Fodeu

Não vou esperar por e-mule não.
Por um cinema ordinário, sem dúvida.

segunda-feira, 2 de junho de 2008

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